C'est quand tu regardes tout ça avec du recul que tu te dis que peut-être, tu devrais vite arrêter. Arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Même si tu sais très bien au fond de toi qu'il est déjà trop tard de toute façon. Tourner la page, cette foutue page, mais t'y arrives pas. Malgré tous tes efforts. Ton envie d'avancer diminue chaque jour un peu plus, et tu continues à te mentir à toi-même.
Pourtant, les éléments sont là. Ces éléments qui devraient te pousser à tourner la page, à l'arracher peut-être même. Mais bien sûr, tu préfères les ignorer, pour te préserver. Du moins, tu tentes de t'en persuader. En fait, tu sais que tu te feras plus de mal qu'autre chose, et pourtant, tu continues. Comme si ça te plaisait de savoir que tôt ou tard, tu tomberas au plus bas.
Ou alors, tu préfères repousser la chute, éviter qu'elle ne survienne tout de suite. Et tu te demandes encore pourquoi, pourquoi tout ça. Alors que tout pourrait être si simple. Y'a plus de logique. C'est toi que tu détestes, à défaut de pouvoir en détester un autre. T'as plus envie de la vivre, ta vie. Et tu cherches en vain à la fuir. A les fuire. Sans jamais trouver d'issue.
T'imaginer que jamais tu ne pourrais vivre ce dont tu rêves depuis trop longtemps.
Te dire qu'il faudra t'en passer, et rêver à autre chose, à quelqu'un d'autre. Et repenser à tout ce temps perdu à espérer.
A espérer pour au final quoi, rien. Et Tu as du mal à dire ce que Tu voudrais vraiment dire. Les mots ne viennent pas. Ou si, mais sans jamais vraiment refléter tes pensées. Avoir l'impression d'être aimé peut paraître réconfortant, et quand tout s'arrête, c'est déjà difficile d'y voir clair. Mais quand tout n'a jamais existé, qu'il était le seul à dire vrai, comment veux-tu t'en remettre ? Cette putain de sensation d'avoir été abusé. Ca fait mal, trop mal. Tu te demande si c'est même supportable. Pourtant, ça paraîtra bien futile à bon nombre de personnes.
Et ces jours où la pluie tombera, ces soirs où tu seras assise seule dans le noir. Tous ces moments où tu auras besoin d'une épaule sur laquelle pleurer. Tu trouveras peut-être quelqu'un, oui, tu trouveras sûrement. Mais ça ne sera jamais la personne que tu aurais voulu que ce soit. Et ça, cette pensée, aussi affreuse puisse-t-elle être pour toi, tu l'as sans arrêt, chaque seconde. Et sans cesse tu auras l'impression de n'avoir rien réussi. D'avoir manqué quelque chose, sans pouvoir rien réparer. Parce qu'une erreur, ça peut se réparer... mais pas ça. Ca reste irréparable, malgré tout ce que l'on pourra te dire, et malgré tout le soutien que l'on t'apportera, cette sensation de n'être rien persistera, juste qu'à avoir raison de toi. Pourtant, ça ne sera pas faute d'avoir lutté.
Qui pouvais bien s'emmerder au point de penser à toi ? Quelle connerie...
Bravo à ceux qui ont eu le courage de lire, et désolée pour le roman.
Ah, et peu m'importe qui lira, et qui pensera quoi. Leur jugement ne vaudra jamais plus rien...
Elle en a marre des doutes.
Ils la rongent de plus en plus.
Le seul échappatoire serait qu'ils
disparaissent, mais totalement.
_ Oui, j'te le promet.
_ Les promesses, ça veut rien dire.
_ .
.. les miennes oui
.